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Business News of Thursday, 10 January 2019

Source: cameroon-tribune.cm

Vins et liqueurs: questions autour de l’augmentation des prix

La circulaire portant instructions relatives à l’exécution de la loi de finances 2019, au suivi et au contrôle de l’exécution du budget de l’Etat et des autres entités publiques pour l’exercice 2019 a défini les contours de la question. Elle précise les modifications devant intervenir dans les modalités d’imposition de l’alcool.

En fait, il est indiqué un élargissement du champ d’application du droit d’accises spécifique aux boissons gazeuses, sodas et autres boissons sucrées importées, le réajustement du tarif du droit d’accises spécifiques sur les vins et liqueurs. Dans un document rendu public par la direction générale des impôts, des détails sont donnés.

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Pour ce qui est des boissons gazeuses, sodas et autres boissons sucrées importées par exemple, le tarif est de 2,5 F/cl. Concrètement pour une bouteille de 125 cl de jus importé par exemple, le droit d’accise est fixé à 312,5 F. C’est donc cet impôt que les importateurs devront payer par bouteille pour cette quantité-là. Par contre, il est difficile d’établir à présent ce que cette modification va coûter au consommateur.

D’ailleurs, les tarifs définis dans la circulaire du Minfi ne sont pas encore appliqués sur le terrain. D’après les responsables des entreprises brassicoles et importatrices de boissons joints par CT, une rencontre entre les différents acteurs et le ministre du Commerce est le préalable à toute application des mesures définies dans la loi de finances. Maintenant que cette circulaire est disponible, l’association des producteurs de boissons alcoolisées devrait se réunir dans les prochains jours, apprend-on.

Cette rencontre permettra de lever toutes incompréhensions et de parler d’une seule voix devant la tutelle le moment venu. C’est d’ailleurs ce qui avait été convenu lors d’une réunion qui s’est tenue au Mincommerce à la veille des fêtes de fin d’année où Luc Magloire Mbarga Atangana avait interdit toute surfacturation des prix aux consommateurs. « Nous ne sommes pas encore tout à fait d’accord sur tous les points, notamment sur la base de calcul du droit d’accises sur les boissons. On demande de le faire sur la base du prix de vente conseillé ou sur le prix facturé », indique un responsable d’une entreprise brassicole joint au téléphone.

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Il faut dire que ces modifications qui interviennent dans les modalités d’imposition de l’alcool vont par ailleurs permettre une optimisation des recettes non pétrolières ce qui va permettre de soutenir les réformes économiques du Cameroun.