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Business News of Tuesday, 12 March 2019

Source: camerounweb.com

Ebolowa: la banane plantain toujours plus chère

Est-ce désormais un luxe que de consommer de la banane plantain dans la ville d’Ebolowa ? A cette interrogation, plusieurs ménagères pourraient répondre par l’affirmative.

Ce vendredi, 08 mars 2019 au marché central à Oyenga, une main de six doigts de banane plantain coûte 1000 FCFA. Bien que discutable c’est un prix encore inabordable pour bien de ménages de la ville.

Evelyne, une ménagère rencontrée jeudi dernier sur les dix heures du matin dans l’espace marchand n’affirme pas le contraire. A l’instar de bien d’autres ménagères, la couturière est aux abois : « c’est très dur, la banane plantain ici au marché n’est pas à la portée de toutes les bourses. Il faut en effet débourser au moins 2800 FCFA pour un petit régime ».

Ce matin donc, compte tenu de l’inflation du prix de ce vivre frais, Evelyne a finalement jeté son dévolue sur le manioc dont le prix est relativement abordable.

C’est ainsi que l’on retrouve un tas de cinq gros tubercules de manioc à 500 FCFA au marché central à Oyenga. Une aubaine pour les ménagères de la ville aux faibles revenus. Abang-Minko’o et Kyé- Ossi Et Evelyne de se réjouir : « de quoi nourrir une famille de plusieurs bouches pendant au moins deux jours ». Quant à l’inflation des prix de la banane plantain actuellement observable sur l’espace marchand, Odile Ngah, une revendeuse fait comprendre que : « la production est présentement en baisse dans les principaux bassins de production que sont les villages environnants ».

En plus de cet argument, Micheline Belinga, une autre commerçante de ce vivre frais au marché central d’Ebolowa croit savoir que : « L’inflation actuelle est due à l’approvisionnement des grands marchés de la sous-région que sont Abang-Minko’o et Kyé-Ossi, où les producteurs préfèrent aller écouler leur production à prix d’or, créant de ce fait la pénurie et l’inflation sur le marché local ». Pour contourner la hausse des prix de la banane plantain, plusieurs ménages ont opté pour d’autres vivres frais.

C’est ainsi que pour joindre les deux bouts, les ménagères de la ville aux modestes revenus jettent désormais leur dévolue sur le macabo, la patate douce, l’igname, le taro et surtout le manioc. Des vivres frais coûtant un peu moins chers que la banane plantain sur le marché local.