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Business News of Friday, 8 February 2019

Source: camer.be

Délais de passage: la douane camerounaise veut se 'dédouaner'

Le directeur général de cette administration reconnait que le pays ne respecte pas encore le temps en matière de dédouanement.

Le 26 janvier dernier, le Cameroun a célébré l’édition 2019 de la Journée internationale de la Douane. Célébration placée sous le thème « Des frontières SMART pour des échanges commerciaux fluides et le mouvement sans entrave des personnes et des marchandises ».

Une thématique dont le développement sur l’ensemble de son triangle national a clairement démontré que le poumon économique de la zone CEMAC est très mal coté en termes de facilitation des échanges. La sonnette d’alarme a donc aussitôt été tirée avec pour conséquence l’organisation d’une session spéciale du Forum Douane-Entreprises.

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Ces assises initiées par la Direction générale des Douanes Camerounaises (DG/DC) portaient sur la facilitation des échanges dont les différentes parties prenantes se sont retrouvées à Kribi le 01 février.

Présent, le secrétaire permanent du Comité national de Facilitation des Échanges (CONAFE), a poussé l’assistance à prendre conscience d’un paradoxe.

Les réalités du terrain qui à la lumière des indicateurs de la Banque Mondiale (Doing Business) placent le Cameroun au rang de 186e sur 190 pays ceci derrière le Gabon (170e), la Guinée Équatoriale (175e), le Congo (184e), le Bénin (107e), la Cote d’Ivoire (162e) et le Rwanda (88e).

De même, les délais de passage à l’export et l’import sont respectivement d’un peu plus de 8 et 11 jours alors que la moyenne en Afrique au sud du Sahara est de 4 et 5 jours. La situation est tout aussi alarmante concernant les coûts avec un conteneur qui revient au Cameroun à 986 dollars à l’export et 1407 à l’import dépassant largement les moyennes respectives de 605 et 684 dollars.

Des chiffres déshonorants pour le Cameroun que le Directeur général des Douanes sera le premier à reconnaître malgré la démarche du « Doing Business » qui n’est pas satisfaisante à ses yeux.

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En revanche, Fongod Edwin Nuvaga va s’appesantir à démontrer que l’administration dont il a la charge n’est pas responsable de cette situation peu reluisante. Pour preuve, le patron des gabelous soulignera les bons points engrangés par ses services l’année dernière avec notamment la réalisation de résultats budgétaires positifs (802 milliards mobilisés pour une prévision fixée à 800), l’implémentation du titre de transit unique, la migration en cours de SYDONIA++ à CAMCIS, la mise en place du formulaire unique de dédouanement et la mise en œuvre du e-force (formulaire unique du commerce extérieur).