Vous-êtes ici: AccueilInfos2019 01 11Article 453811

General News of Friday, 11 January 2019

Source: camer.be

Kondengui: le régisseur chasse Ayah Paul avec ses dons pour les détenus

Le magistrat hors échelle mis à la retraite, a appris Camer.be de sources concordantes, a été chassé hier jeudi 10 janvier 2019 de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, par Philippe Medjo, alors qu'il était venu distribuer plusieurs denrées alimentaires, à travers la fondation Ayah Paul Abine.

Des sacs de riz, des matelas, des bidons d'huile végétale raffinée, du sucre, des savons, des ignames. Voilà l'essentiel des produits que la fondation Ayah Paul Abine, a commencé à distribuer hier jeudi, aux prisonniers anglophones de la prison centrale de Yaoundé -Kondengui.

Selon nos informations, Ayah Paul Abine, ancien avocat général à la Cour suprême du Cameroun, et président de la fondation qui porte son nom, aurait préalablement obtenu l'autorisation des autorités pénitentiaires, afin de procéder à la remise de diverses denrées alimentaires suscitées.

Camer.be a appris que, jusqu'à hier jeudi 10 janvier à 12h 30 lorsque la fondation a débuté la répartition des dons, tout allait bien, avant que le regisseur de la prison, Philippe Medjo, ne surgisse, ordonne l'arrêt de l'action humanitaire, et somme plusieurs geôliers, de se saisir des biens. Cela fait, des sources rapportent que le patron du pénitencier, a fait remettre toutes les denrées alimentaires à la fondation qui avait à sa tête Ayah Paul Abine, avant de les expulser tous, de la maison d'arrêt.

LIRE AUSSI: Statut d'Ayuk Tabe et Cie au Tribunal: voici la déclaration de la Défense

Des témoins ont rapporté que c'est en vain que Ayah Paul Abine et ses Hommes, ont attendu à l'extérieur de la prison, espérant voir le regisseur changer d'avis. Peine perdue. La fondation Ayah Paul Abine, a dû repartir avec ses bagages.

Qu'est-ce qui n'a pas marché sur ces entrefaites ? D'où l'ordre serait-il venu d'econduire le haut magistrat à la retraite ?

D'aucuns n'hésitent pas à dire que le vivre -ensemble prôné par Yaoundé, n'est qu'un slogan creux et vaseux, comme tant d'autres. Ce vivre ensemble selon eux, est "à tête chercheuse ".